
La Journée du futur de cette année, qui a malheureusement dû être annulée, aurait permis aux étudiants curieux de découvrir de visu cette profession supposément féminine dans nos locaux. Deux apprentis et un professionnel qualifié de la petite enfance expliquent pourquoi ils ont choisi ce métier et ce qu'il faut, selon eux, pour inciter les garçons à travailler en crèche. Marco Schönenberger, apprenti en petite enfance (1re année) : « Ce métier m'intéresse depuis longtemps. J'aime transmettre mon savoir aux enfants et voir leurs yeux s'illuminer. Leur joie de vivre et leur insouciance me comblent chaque jour. Avant de commencer mon apprentissage, j'ai pu acquérir une première expérience et me familiariser avec le métier lors d'un stage à Fiorino. Ce fut très enrichissant. Ma famille et mes amis ont bien accueilli mon choix de carrière. Je comprends que les métiers de la petite enfance soient perçus comme typiquement féminins, car c'était autrefois le rôle des femmes de s'occuper des enfants. Cette idée est sans doute encore ancrée dans les esprits. » src="/site/assets/files/1312/jungs_im_kinderbetreuungsbereich1.1718x1383-cropx275y170-is.658x0-is.jpg" width="658" />
Tim Eberle, apprenti spécialiste de la petite enfance en première année : « Ma copine m'a suggéré que travailler avec de jeunes enfants pourrait me convenir. J'ai donc fait un essai à Fiorino West. D'ailleurs, j'étais le seul homme là-bas à ce moment-là. Le métier m'a tout de suite plu. Aucune journée ne se ressemble, mais une chose est sûre : les enfants me font rire tous les jours. J'adore ça. J'aime particulièrement emmener les enfants dehors. On joue dans le jardin ou on va se promener. J'ai hâte d'accueillir les enfants. » « Tous les matins. » « C’est possible. Nous avons une bonne équipe, nous pouvons parler ouvertement de tout et nous nous soutenons mutuellement. Le fait que les femmes soient majoritaires ne pose aucun problème. L’ambiance de travail est agréable. Au départ, je n’étais pas très enthousiaste à l’idée de faire un stage, mais ça en valait vraiment la peine. C’est la préparation idéale pour un apprentissage. »
Ugur Yetgin, spécialiste certifiée en petite enfance :« Je travaillais comme professionnelle de la santé dans une maison de retraite et, en raison des horaires, je cherchais une alternative. Après un stage en petite enfance, j’ai décidé de suivre une formation pour devenir spécialiste certifiée. Mes parents étaient un peu sceptiques au début, mes collègues trouvaient ça amusant, mais les femmes du programme de formation ont vraiment apprécié. ;-) C’est aussi utile pour le contenu lorsqu’on élève ses propres enfants. » Travailler au sein d'une équipe majoritairement féminine a été un défi au départ, car les hommes et les femmes ont souvent des points de vue différents. La compréhension mutuelle et la volonté d'apprendre les uns des autres sont essentielles. J'aimerais accueillir davantage d'hommes dans l'équipe. Pour rendre le poste plus attractif, j'envisage d'organiser des événements pour les employés de Fiorino et de mettre en avant les perspectives de carrière. Une meilleure rémunération et des congés plus longs seraient également appréciables. Enfin, il est indispensable de faire évoluer cette vision sociétale dépassée et encore trop répandue selon laquelle les hommes travaillent tandis que les femmes restent à la maison pour s'occuper des enfants.